Mésusage de l’alcool : dépistage, diagnostic et traitement – SFA, AAF et EUFAS

D’après la méthode « Recommandations pour la pratique clinique ».

Texte publié le 09 février 2015, version actualisée le 05 juin 2023.

Les recommandations de bonne pratique (RBP) sont définies dans le champ de la santé comme des propositions développées méthodiquement pour aider le praticien et le patient à rechercher les soins les plus appropriés dans des circonstances cliniques données.

L’objectif de ce travail est d’améliorer la qualité de la prise en charge des personnes présentant un mésusage de l’alcool. Ces recommandations concernent tous les patients présentant ce trouble de l’usage. Bien que de nombreux professionnels soient potentiellement concernés par les conduites addictives (champs sanitaire, social, judiciaire, éducatif..), ces recommandations sont essentiellement destinées aux médecins généralistes, aux addictologues et, de façon générale, à tous les professionnels de santé, médecins (notamment internistes, hépato-gastro-entérologues, médecins du travail, neurologues, psychiatres…) ou infirmiers, psychologues, sages-femmes, pharmaciens, mouvements d’entraide… qui prennent en charge des patients présentant cette caractéristique.

DEFINITION DU MESUSAGE de L’ALCOOL

On considère 5 catégories d’usage de l’alcool :

  • Le non-usage,
  • L’usage à faible risque,
  • Le mésusage qui comprend 3 catégories :
    • L’usage à risque,
    • L’usage nocif,
    • L’usage avec dépendance.

Le non-usage, l’usage à faible risque et l’usage à risque représentent les formes d’usage asymptomatiques, pour lesquelles il n’existe pas – ou pas encore – de conséquences manifestes de l’usage. Les troubles liés à l’usage de l’alcool, représentés par l’usage nocif et l’usage avec dépendance, correspondent aux formes symptomatiques de l’usage, c’est-à-dire qui se traduisent par des conséquences visibles sur le plan social, psychologique ou médical.

Les objectifs principaux de la prise en charge du mésusage de l’alcool sont d’éviter l’évolution vers des complications et de réduire les dommages consécutifs à ce comportement, diminuant ainsi la mortalité due à ces troubles, leur importante morbidité, qu’elle soit somatique, psychologique ou sociale et d’améliorer la qualité de vie des patients.

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