Antalgiques opioïdes et douleur chronique : étude clinique du sevrage

Auteur : GENDARME Théa

INTRODUCTION : Les patients souffrant de Douleurs Chroniques Non Cancéreuses (DCNC) sont sous traitement médicamenteux depuis un certain temps pour la plupart d’entre eux. Cela aboutit parfois à une consommation d’opioïdes inappropriée à la situation. Dans certains cas, la prise en charge de ces patients a pu impliquer plusieurs prescripteurs et plusieurs molécules. Le risque de mésusage ou de dépendance est alors non négligeable dans cette population et son traitement nécessite souvent une réévaluation globale. Face à la douleur, il s’avère nécessaire d’optimiser le parcours de santé en ayant recours à une structure de la douleur chronique. En effet, avec la complexité des situations cliniques qui mène parfois à des échecs de prise en charge, l’accompagnement du patient douloureux chronique nécessite souvent un recours à un Centre d’Évaluation et de Traitement de la Douleur (CETD).

MATERIEL ET METHODE : C’est au sein du service d’algologie, au CHU de Montpellier que j’ai effectué un stage durant lequel le Docteur Véronique VESPERINI, médecin rhumatologue du service, m’a proposé d’effectuer une petite étude clinique. Son objectif principal était de vérifier si le protocole de décroissance rapide à semi rapide (-25% à -60% de posologie en 7 jours d’Hospitalisation De
Semaine (HDS)) des antalgiques opioïdes, sans utilisation d’agonistes de type méthadone ou buprénorphine, dans le cas de la DCNC au CETD de Montpellier était efficient sur le moyen terme (6 mois). L’étude a été réalisée sur un petit échantillon de patient : 11 à l’inclusion et 3 patients ont été perdu de vue.

RESULTATS : Bien que les réponses obtenues ne soient pas représentatives de l’ensemble des patients douloureux chroniques en situation de sevrage aux médicaments opioïdes, certains résultats ont permis de réaliser des interprétations.

CONCLUSION : Le suivi des patients douloureux chroniques sous traitements antalgiques opioïdes pourrait faire l’objet d’un accompagnement pharmaceutique sous la forme d’un bilan de médication comme c’est aujourd’hui le cas pour les patients asthmatiques, les patients sous anticoagulants, les patients sous anticancéreux par voie orale et les patients de plus de 65 ans souffrant d’une ou plusieurs pathologies chroniques et présentant au moins cinq molécules ou principes actifs prescrits pour une durée supérieure ou égale à six mois. Cela permettrait d’améliorer le suivi de ces patients ainsi que leur observance et de limiter les problèmes de mésusage.

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