Et si le craving n’était pas l’ennemi… mais une porte d’entrée thérapeutique ? – Société Française d’Alcoologie
Le craving, ce désir intense et envahissant de jouer, est reconnu comme critère diagnostique pour les addictions… mais pas pour le trouble du jeu d’argent (TJA). Pourtant, il joue un rôle central dans le maintien et la rechute.
Dans son article du numéro spécial V2 (janv. 2026) de Alcoologie et Addictologie, Aurélien Cornil propose une avancée majeure avec le Modèle Holistique du Craving (MHC) :
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Deux voies du craving :
• Automatique : déclencheurs externes, stimuli environnementaux
• Consciente : élaboration cognitive, imagerie mentale, discours interne -
Évaluation du craving : cinq questionnaires permettent de mesurer l’intensité, la fréquence, le plaisir, les pensées et les croyances liées au désir.
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Intervention : le principe de l’interférence cognitive mobilise les mêmes ressources attentionnelles que le craving pour réduire son intensité et son caractère envahissant. Cette méthode, combinée à la pleine conscience, ouvre une fenêtre d’intervention thérapeutique.
Lire la suite...Le craving n’est plus uniquement un facteur de rechute : c’est un levier pour reprendre le contrôle, un moment de conscience, et une opportunité pour structurer l’intervention clinique.