Héroïne, le temps des seringues – RadioFrance
Héroïne, le temps des seringues
Une plongée en quatre épisodes dans l’histoire sociale de l’héroïne en France
La série Héroïne, le temps des seringues est une collection de quatre épisodes documentaires proposée par France Culture dans le cadre de LSD, la série documentaire. Réalisée par Gilles Blanchard et produite par Hajer Ben Boubaker, elle retrace l’histoire de l’héroïne en France, de son arrivée jusqu’à son impact social profond, notamment dans les quartiers populaires et en banlieue.
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1. L’arrivée de la blanche à Paris
Dans le premier volet, cette série raconte comment l’héroïne a fait son entrée en France à la fin des années 1960. Longtemps marginale, elle séduit une jeunesse post‑68 en quête d’expériences et de sensations nouvelles. Face à cette diffusion naissante des drogues, les autorités françaises adoptent rapidement une politique répressive, marquant le début d’une relation complexe entre pouvoirs publics et toxicomanes.
2. L’arrivée de la came en banlieue
Le deuxième épisode explore l’expansion de l’héroïne dans les années 1970, touchant tous les milieux sociaux. Il met en lumière la diffusion de la drogue en banlieue, particulièrement auprès d’une jeunesse issue de l’immigration maghrébine, dans un contexte de désindustrialisation, racisme et bouleversements sociaux. Ce point de vue social et historique permet de comprendre comment la drogue s’est implantée au‑delà des cercles marginaux.
3. Sida, overdose : la catastrophe invisible
Le troisième épisode aborde les années 1980 et la conjonction tragique entre la crise de l’héroïne et l’épidémie de sida. Dans les quartiers populaires, ces deux phénomènes frappent durement une génération, souvent sans visibilité médiatique ni soutien institutionnel. Cette période est décrite comme une catastrophe sociale invisibilisée, particulièrement pour les populations déjà fragilisées.
4. Une lente redescente
Dans le dernier volet, la série analyse la post‑crise héroïne à travers le temps. L’héroïne reste ancrée dans certaines couches de la société française, en partie à cause de défaillances du système de santé publique. Les cités s’organisent de manière autonome face au fléau et les acteurs associatifs plaident pour des politiques de réduction des risques plutôt que la seule répression. Ce dernier épisode fait le bilan d’un phénomène qui a profondément marqué les paysages urbains et sociaux français.