Thèse de médecine – Évaluation des symptômes précurseurs des complications de l’usage récréatif du protoxyde d’azote

Source : Université de Lille

« Évaluation des symptômes précurseurs des complications de l’usage récréatif du protoxyde d’azote »

Nejma Zouine a soutenu la thèse de médecine  « Évaluation des symptômes précurseurs des complications de l’usage récréatif du protoxyde d’azote » en 2023 à l’Université de Lille.

Elle y préconise surtout de dépister tôt et interroger systématiquement les possibles consommateurs afin de prévenir les conséquences neurologiques et physiques de la consommation répétée de protoxyde d’azote.

1. Le protoxyde d’azote est devenu un véritable problème de santé publique

Le protoxyde d’azote (N₂O), ou « gaz hilarant », est utilisé depuis longtemps en médecine comme anesthésique/analgésique. Détourné à des fins récréatives, sa consommation a fortement augmenté chez les jeunes, notamment en France.

2. Le principal danger est la toxicité neurologique liée à la vitamine B12

L’inactivation de la vitamine B12 par le protoxyde d’azote perturbe notamment le métabolisme de la méthionine et la fabrication/régénération de la myéline, ce qui peut entraîner des atteintes neurologiques.

Les complications : fourmillements, engourdissements, faiblesse musculaire et troubles de la marche jusqu’à des atteintes neurologiques sévères. D’autres complications existent également : troubles psychiatriques, thromboses, problèmes respiratoires ou cardiovasculaires.

3. Repérer les symptômes « précurseurs »

L’étude observationnelle a été menée dans des cabinets de médecine générale de la métropole lilloise entre juillet et septembre 2023. 54 personnes âgées de 18 à 40 ans ayant déjà consommé du protoxyde d’azote ont répondu au questionnaire. Un quart environ avait commencé à consommer avant 18 ans. Pour la médecin, le médecin généraliste a un rôle important à jouer. Les consommateurs peuvent présenter des symptômes relativement banals — notamment neurologiques — qu’ils ne relient pas forcément au protoxyde d’azote.

La thèse défend donc une approche de repérage précoce, avec sensibilisation des médecins et des patients. L’arrêt de la consommation le plus tôt possible est considéré comme essentiel pour éviter l’aggravation et favoriser la réversibilité des symptômes.

Vous avez loupé nos dernières newsletters ?
Pas d’inquiétude, retrouvez les ici !
Nos anciennes Newsletters
Contact | Mentions légales | politique de confidentialité | Copyright 2025 © Portail Addictions Occitanie
Annuaire